Le Triton, navire d’exploitation archéologique, affecté au service du DRASSM était à Port Gardian en juin dernier. Les prochaines animations du weekend proposées par le Musée des Saintes Maries de la Mer dans le cadre des Journées européennes du patrimoine nous donnent l’occasion de revenir sur cette mission de 15 jours. Christine Lima, responsable d’opération, accompagnée notamment d’un géomaticien, nous présente cette opération de repérage réalisée dans le golfe de Beauduc et au large des Saintes Maries de la Mer.
En quoi consiste cet état sanitaire ?
La mission a pour objectif de vérifier les positions et l’état sanitaire des épaves déclarées depuis les années 80 et jusqu’en 2022. Au total, l’équipe a expertisé 20 épaves à Beauduc et 4 épaves au large de la commune. Pour chaque épave, trois éléments sont évalués : la position, la visibilité et la vue d’ensemble du site (longueur, largeur et élévation). Ces données révèlent donc la potentielle richesse archéologique de l’épave et son accessibilité. Cette nouvelle cartographie globale permettra de mener des fouilles au plus tôt en 2025.
Comment est réalisé cet état sanitaire ?
L’épave est repérée par un sonar amicalement appelé « poisson ». Tracté par son nez, il lance un écho au sol et cartographie les fonds sur une zone prédéfinie. L’écho atteint 6 à 8 m de profondeur et effectue 4 points de réparage.
Pour chaque épave, le sonar se déplace sur une largeur prédéfinie par le géomaticien. Plus la zone est réduite, plus la réception est efficace mais implique plusieurs passages. En moyenne, 4 à 6 passages sont effectués pour une durée de 30 à 60 min.





Pour en savoir plus sur les secrets de l’archéologie sous-marine, Port Gardian vous conseille vivement de visiter le musée des Saintes Maries de la Mer et de participer aux sorties en mer commentées les 21 et 22 septembre. Plus d’infos auprès du musée au +33 4 65 07 66 26.


Laisser un commentaire